Bon, en cette grande journée et ce moment historique de la vie de notre glorieuse Oumma, la plus belle évidemment, laissons de côté notre sérieux légendaire. Et rions un peu avec la Constitution, ce texte qui nous propulse direct dans le mur… non, dans la modernité comme dirait un hongrois, Nicolas de son prénom, embauché par nos amis français en CDD pour gérer leurs affaires.
Comme dirait ma grand-mère, qui a décidé de rejoindre ses aïeux pour éviter d’assister aux mascarades de ces deux dernières décennies, « ktert lhamm kadhhek ». On s’égare là ! Il y a quinze ans, un ami à moi, qui n’est plus de ce monde également, revenait de Chefchaouen où il profitait d’une offre « Kounouz Bladi », une vraie, zetla à gogo et verres de thé grandeur nature. A l’entrée de Fès, un policier monte dans le car et évidemment remarque le gars à cheveux longs. Il se dirige directement vers lui et lui demande s’il a du hachich. Avec tout le naturel du monde qu’il en avait. Où ?, commence à s’énerver M. Moustache. Là !, répond mon ami en pointant son index sur son crâne.
D’accord, mais pourquoi cette « Moukaddima talaliya » ? Tout simplement pour dire qu’avec la nouvelle constitution ou pas, le régime ne change pas, ne cède rien. Et nous aussi. Dans ma tête, comme dans celles de ces centaines de milliers qui revendiquaient liberté et dignité, rien ne changera non plus.
Ma liberté de conscience, je l’ai acquise et inscrite dans ma constitution à moi. « Comment une conscience ne peut pas être libre ? (Merci Karim Tazi). Le flic, le mokadddem, l’imam, le père ? Je les ai tués dans ma tête lors de mes années U (Merci Moha Souag). Dans ma tête, je suis citoyen et je refuse d’être sujet, et moins un numéro sur une liste de statistiques que nous débitera Taïeb Cherkaoui. Mes conflits linguistiques ? cela fait une éternité que je les ai résolus, dans ma tête. Mes valeurs et mes principes ? Je les ai couchés, noir sur blanc, dans ma propre constitution dans ma tête. Et c’est cette constitution que je transmettrai à ma progéniture et à laquelle je laisserai toute la liberté de remanier, sans Mennouni, ni Moâtassim.
Sanctifiez Abdelilah Benkirane ou sacralisez Abdelouahed Radi ! Inscrivez le chinois ou le charabia dans la constitution ! Cela vous regarde. Vous nous la faites une première fois et honte à vous. Vous nous la faites une deuxième fois et honte à nous ! (Merci Dolores Claiborne et Stephen King). Ou alors « La youldaghou lmouminou mina ljohri marratayne » (Merci qui ?… j’ai oublié et c’est mon droit à la mémoire sélective). Vous aurez des générations et des générations, le 20 dans le sang. Tfakkou m3ahoum ! En attendant, merci les gars de votre patience. Il fait beau et il est temps de répondre à l’appel des vagues. Excellent week-end à tous.