Je pèse bien mes mots, il n’y a aucun festival, même les plus prestigieux, capable d’offrir une telle diversité dans la qualité. Cela finira par se savoir et en faire un évènement phare au niveau international. Cette même année, profitant du 20 février, des tarés, il n’y a pas d’autres mots, manipulés par les intégristes, qui eux savent ce qu’ils font, contestent et menacent « Mawazine ». J’ai tenté de trouver le moindre bon sens à leurs arguments, il n’y en a pas.
Cela commence par l’argument économique. Je ne répondrai pas en utilisant l’argument des retombées, il est inaudible pour ceux qui attaquent « Mawazine », l’image, son coût, son impact sont des concepts hors d’atteinte pour eux. Ainsi à Khouribga une association de diplômés chômeurs réclame que l’argent de Mawazine serve à les employer. Tout le populisme de l’approche, le populisme le plus crado est dans cette revendication.
D’abord « Mawazine » n’est pas un festival financé par le budget de l’Etat, il n’y a aucun moyen que les fonds qu’il utilise servent à financer des emplois fictifs au profit de diplômés non formés. Mais il est impossible de faire entendre raison aux populistes, malgré toute la transparence des dirigeants du festival. La moitié du budget est constituée par les recettes propres de « Mawazine », celles-ci n’existeraient pas sans la tenue du festival. Le reste c’est du sponsoring, c’est-à-dire des dépenses d’entreprises publiques parfois mais surtout privées, prélevées sur leur budget communication. Ce n’est pas de la philanthropie. Ces entreprises profitent de l’image de « Mawazine », de son impact. Le rapport qualité prix est excellent pour eux. Les fonds servis à Mawazine, n’iront pas à la veuve, l’orphelin, l’inculte disposant d’un parchemin et d’un statut de diplômé chômeur, si le festival s’arrêtait. Ces fonds iraient à la publicité tout simplement. Il y avait une partie de fonds publics : la subvention du conseil de la ville de Rabat ; elle a été suspendue sous la pression des intégristes, du PJD. La capitale du Maroc est la seule ville au Monde qui ne soutient pas une manifestation culturelle qui draine des dizaines de milliers de visiteurs et offre une animation de très haut niveau à sa population. On ne peut que regretter la lâcheté des politiques, exprimée clairement par le Ministre de la Culture qui a rappelé qu’il n’avait rien à voir avec « Mawazine » pour sortir de la polémique