En revanche, une divergence fondamentale sépare ceux qui considèrent qu’il faut tirer parti du "climat de confiance" que consacre le vote massif pour le texte constitutionnel, pour organiser dans le courant de l’année des élections anticipées, comme première étape du processus d’opérationnalisation de la constitution; (tenants de la consolidation ) et ceux qui, comme moi, considèrent que les résultats du référendum ne "consacrent" rien d’autre que l’attachement des marocains à la forme monarchique du régime, et pour partie d’entre eux , et l’espoir de son évolution démocratique.
Et qui, en conséquence de quoi, considèrent que la confiance est à construire à travers des signaux, des mesures et une formule politique apte à en réunir les conditions minimales, en prévision des élections.
La possibilité pour les partis de tenir des congrès de renouveau afin de présenter des candidats et des programmes à la hauteur des enjeux ….Bref, autant de sujets parmi bien d’autres, qui relèvent de l’urgence mais que toute précipitation forcément improvisée, interdit. Nous ne sommes pas à 6 mois prés, pour prendre le risque de voir les marocains une nouvelle fois bouder les urnes ! Je ne vois pour ma part, à ce jour, aucun signe d’enthousiasme particulier qui viendrait démentir cette hypothèse ! Et je vois mal comment en deux mois les partis pourraient devenir présentables ! En tout état de cause, c’est peu dire que la responsabilité politique d’un tel échec, que je ne souhaite pas à mon pays, serait lourde de conséquences !