Dans tous les pays du monde, le gouvernement sortant se met automatiquement dans l’opposition s’il ne remporte pas les élections.
C’est l’essence même de la démocratie. 
C’est aussi une question d’honneur, et on voit mal un parti, rejeté par les électeurs, revenir gouverner.
 
Au Maroc, le parti qui remporte les élections est celui qui arrive en tête à l’issue du scrutin.
 
Les électeurs ont placé clairement  le PJD en tête, avec 107 députés, suivi de très loin du parti de « l’Istighlal », avec 60 députés.
 
Faisant fi de toute pudeur, et tout sens de l’honneur, les « Istighlaliens », non seulement acceptent, mais quémandent des strapontins, alors même que c’est leur politique a été clairement écartée par le pays.
 
Pourquoi donc ce parti, laisse-t-il son amour propre au vestiaire, et veut à tout prix revenir au pouvoir ?
Simple : Ce n’est pas un parti, mais une confrérie.
 
Le gourou a besoin de rester au pouvoir pour satisfaire les besoins, de plus en plus pressants, de ses adeptes.
 
Car, quel est ce marocain aujourd’hui, qui adhère à l’istighlal parce qu’il adhère à son idéologie ?
Et d’abord, quelle idéologie ? Bien malin celui qui pourrait définir celle de ce parti vieillissant, et qui ne subsiste que par sa politique de « rente ».
 
La réponse est, bien entendu, « personne » car toutes celles et tous ceux qui sont là ne le sont que parce qu’il y a un intérêt personnel et immédiat à en tirer…
 
Le gouvernement sortant est le pire que l’histoire du Maroc ait connu :
Un premier Ministre très âgé, malade et sans aucune envergure. Il a fait exactement le contraire que tout bon sens ordonnait de faire, et le plus souvent il était dépassé, et incapable d’imposer quoi que ce soit.
De plus, il trainait plusieurs casseroles, dont les affaires « annajat » et celle de « l’OCE ».
Les ministres istighlaliens ont le plus souvent été décriés par la rue, brillant plus par les échecs que par les réussites.
 
Le quotidien istighlalien, Al Alam, loin de tirer la sonnette d’alarme, s’est véritablement transformé en journal de caniveau, par la grâce de son rédacteur en chef.
 
Celui-ci n’a rien trouvé de mieux que de dénigrer les partis qui n’ont jamais été au pouvoir, pour, croit-il, masquer les insuffisances de son propre parti.
 
Les marocains n’ont jamais oublié les affres sublis par ce parti, qui se voulait, et se veut encore parti unique !